Une Saison Graphique 11
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/// STEPHAN MUNTANER ////

Le Centre Chorégraphique National du Havre Haute Normandie s’associe à la manifestation une Saison graphique 11, et sollicite à cette occasion lors de Météores 2011 une commande à Stéphan Muntaner, fidèle graphiste de la communication du centre depuis 1999. Celui-ci conçoit un projet pour l’espace public.

STEPHAN MUNTANER

Acteur incontournable de la scène culturelle marseillaise, Stéphan Muntaner a fondé le studio C-Ktre en 2002. Graphiste, illustrateur, plasticien, affichiste, réalisateur …
Il fait ses armes auprès de groupes de rap, comme IAM, il compte aujourd’hui parmi ses clients bon nombre de structures artistiques et culturelle : le Ballet Preljocaj, le Cirque Archaos, Lieux Publics, Marseille Provence 2013… Il est à l’origine des identités visuelles du Merlan Scène nationale de Marseille, du Centre Chorégraphique National du Havre, du festival « Jazz des cinq continents », des Machines de l’île de Nantes …
Les images qu’il met au point pour ses commanditaires sont autant de récits visuels et de jeux de mots poétiques, drôles et impertinents. Il développe également de nombreux projets personnels.
Dernier exemple en date : la revue gratuite Loose, créée en 2009, qui se fixe comme objectif principal d’offrir un espace de libre expression et une tribune aux créatifs.

HAVRE DE PAIX

L'espace public est saturé de signes et de signifiants, d'éléments fonctionnels qui ordonnent le paysage urbain et son usage. Les utopies urbaines buttent sur l'impérieuse fonctionnalité garante d'une gestion et d'une répartition « démocratique » des espaces. L'usager cesse-t-il pour autant de rêver ? L'ordonnancement des signifiants structure l'espace et conditionne le mouvement de l'homme dans la ville. Le mobilier urbain décline des propositions : s'asseoir sur un banc, boire à une fontaine, jeter ses papiers dans la poubelle, marcher sur les clous, s'abriter de la pluie et du froid dans une cabine téléphonique, utiliser un défibrillateur pour ne pas mourir, s'informer sur les panneaux Decaux, s'orienter... La proposition de Stephan Muntaner relève de l'écriture urbaine. Il s'appuie sur la structure des signifiants, pour amender la ville perçue comme un espace de mouvements. Ce mouvement, il l'interrompt par des invites, des « havres de paix », des espaces où l'usager est appelé à s'abandonner aux rêves, à la rêverie et au plaisir. Lieux d'introspection immobile, les havres de paix instillent de l'humanité, de l'individualité dans une
ville qui renoue ainsi avec ses utopies. Les havres
fonctionnent comme des petits ports abrités où le passant jette l'ancre le temps d'une respiration.
Une respiration arrimée à l'espace du corps. L'homme se fond alors dans la ville, une main, un pied, une tête, posés sur le « havre », l'esprit y embarque, le corps s'y plie.
… »


Lieu
Dans l'espace public et à la Consigne - Gare SNCF

Interventions dans la ville
du 6 au 9 mai

Exposition du 9 au 28 mai
Oeuvres (photographies) visibles de l'extérieur


Evénements

Rencontre :
Vendredi 6 mai à 18 heures, Librairie La Galerne